Une journée à Paris à la découverte des oeuvres de Fernand Khnopff

Votre journée à Paris | Evénements culturels
Vous souhaitez découvrir Paris ? Séjournez à l'
Hôtel du Rond Point des Champs Elysées
Hotel Champs Elysées Paris - Hotel du Rond Point des Champs Elysees

Des œuvres énigmatiques de Khnopff à la magie renouvelée du Lac des Cygnes

Le Petit Palais nous offre l’occasion de découvrir un artiste « rare », dans le sens où son œuvre mystérieuse est finalement assez peu montrée en dehors de son pays d’origine, la Belgique. Pourtant, Fernand Khnopff, cet artiste au nom imprononçable (7 consonnes pour une seule voyelle), fut, à son époque, une grande star de la peinture symboliste et sa renommée dépassa largement les frontières. Au cœur des avant-gardes de la fin du XIXème siècle, il fut proche du français Gustave Moreau, de l’anglais James Whistler et surtout des préraphaélites Burne-Jones et Rossetti, ainsi que de la Secession viennoise et de Gustav Klimt. De son enfance à Bruges, il garde l’image d’un monde plein de nostalgie, envahi par la brume et les eaux. Installé par la suite à Bruxelles dans une maison-atelier dans laquelle il vit retranché comme dans une tour d’ivoire, il développe un symbolisme aux images troublantes. Sa sœur –son modèle favori– en est très souvent l’inspiratrice et elle est souvent associée au mythe d’Hypsos, le dieu grec du sommeil, ou à celui de Thanatos, son jumeau et dieu de la mort. L’exposition rassemble plus de cent cinquante pièces emblématiques de l’esthète belge, qui relèvent de la peinture, du dessin, de la gravure, ou de la sculpture avec des mises en scène toutes singulières. La figure féminine y est très présente et le plus souvent ambiguë : chaste et sensuelle, idéale et réelle, elle est nimbée de rêve et de mystère… Nous aimons son tableau, Des Caresses, où une sphinge au corps de guépard vient se frotter voluptueusement contre le corps d’Œdipe, dont le regard reste cependant étrangement absent.

Pour rester dans le registre symbolique et éthéré, pourquoi ne pas prolonger votre visite par une représentation du Lac des Cygnes, dans la version de Rudolf Noureev, qui enchante, pendant plus d’un mois, l’Opéra Bastille. Pour cette histoire d’amour impossible entre un prince humain et une princesse oiseau, Tchaïkovski a écrit l’une des plus belles musiques de ballet. En outre, par l’histoire intemporelle et tragique, par le rythme de la chorégraphie, par la grâce magique des bras de la danseuse devenus ailes de cygne, ce ballet est un événement féérique qu’il ne faut pas manquer. La version de Rudolf Noureev pour l’Opéra de Paris, choisit de lui donner une nouvelle dimension psychologique, éclairant d’une profondeur désespérée le rêve poétique de Tchaïkovski. Un classique alliant la puissance et la grâce, la beauté et la subtilité.