L’impressionnisme au feminin : berthe morisot

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Hôtel d'Orsay
Hôtel d'Orsay de la collection Esprit de France

Une journée à Paris au musée d'Orsay

Justice est rendue aux femmes peintres qui ont participé à l’Impressionnisme ! Après Mary Cassatt cet hiver, c’est Berthe Morisot que l’on célèbre cet été. L’exposition que le musée d’Orsay lui consacre avec une soixantaine de tableaux, retrace son parcours exceptionnel. Alors que l’Ecole des Beaux-Arts est encore interdite aux femmes, elle s’initie à la peinture auprès de divers maîtres dont Corot et est exposée au Salon officiel dès 1864. Très vite cependant, elle va se tourner vers l’avant-garde parisienne du moment, côtoyant aussi bien Fantin-Latour et Puvis de Chavannes qu’Edouard Manet et Edgar Degas. C’est ainsi qu’elle devient une des figures essentielles de l’impressionnisme prenant part à la première exposition officielle du mouvement en 1874 ainsi qu’à celles qui suivirent jusqu’en 1886. Ses sujets sont ceux que lui inspire son quotidien de grande bourgeoise parisienne : villégiatures au bord de la mer ou promenades à la campagne pour les scènes d’extérieur, portraits de ses proches -sa sœur Edma en particulier- ou scènes de la vie quotidienne avec les enfants et les domestiques pour les scènes d’intérieur.

Un des tableaux les plus célèbres de ses débuts a pour thème Le Berceau, où l’on voit une femme de profil veiller sur un nouveau-né dans un berceau : la composition faite de deux diagonales qui se croisent, celle du voile du berceau et celle du regard de la mère lié au visage de l’enfant, le jeu subtil des transparences des voiles et des coloris bleutés, en font une œuvre pleine de vérité intime et d’élégance. Très proche d’Edouard Manet qui réalisa près de quatorze portraits d’elle, c’est son frère cadet, Eugène, qu’elle épouse alors qu’elle est une peintre déjà confirmée. Berthe Morisot cherchait à « fixer quelque chose de ce qui passe » et pour saisir cet éphémère de la vie, elle sut développer un style fort personnel, empreint de clarté et de musicalité, qui fait d’elle une impressionniste au sens fort du terme. Au même moment, une autre femme est à l’honneur au Musée d’Orsay, Tracey Emin dont vous pourrez admirer les dessins de silhouettes et de nus féminins. Artiste jadis sulfureuse, devenue aujourd’hui titulaire d’une chaire de dessin à la Royal Academy of Arts, ses œuvres réalisées d’un trait rapide et énergique tentent, comme celles de Berthe Morisot, de capter l’impression et l’instant.