UNE JOURNÉE À PARIS PAR ESPRIT DE FRANCE #23

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Hôtel des Saints Pères
Hôtel des Saints Pères de la collection Esprit de France

Flaner dans le sixième arrondissement

tintoret_autoportrait_philadelphie par Esprit de france

A l’occasion du 500e anniversaire de la naissance du Tintoret, le Musée du Luxembourg célèbre les débuts de l’un des plus fascinants peintres de la Renaissance vénitienne. Né en 1518 à Venise d’un père teinturier ce qui lui vaut le surnom de Tintoretto (« le petit teinturier »), il se forme rapidement au métier de peintre et, plein d’ambition, cherchera vite à rivaliser avec son aîné, Titien qui à cette époque règne sur Venise et est célèbre dans toute l’Europe. L’exposition se concentre sur les quinze premières années de sa carrière, depuis sa plus ancienne œuvre L’Adoration des mages, et elle s’ouvre sur un autoportrait qui le montre à l’âge de trente ans, le regard fier et décidé. Bien évidemment, le musée n’a pu déplacer les grandes commandes plus tardives qui ont fait sa renommée, comme le Couronnement de la Vierge (dit le Paradis) ornant le Palais des Doges et considéré comme la plus grande toile au monde, mais les œuvres réunies pour l’exposition rendent néanmoins compte de la diversité et de l’audace dont l’artiste fait preuve dès ses débuts. Qu’il s’agisse de peinture religieuse ou profane, de décor de plafond pour le palais de la famille Pisani ou de petit tableau décoratif, d’autoportrait ou de portrait de commande -celui de Nicolo Doria est étonnant de présence-, le talent qui le propulsera sur le devant de la scène vénitienne est déjà très sensible.

Maison boutary-par-Esprit de France

S’il n’est plus l’heure de faire une pause au salon de thé Angelina qui jouxte le musée, vous pourrez poursuivre la journée en vous dirigeant vers la Seine pour dîner à la Maison Boutary. Celle-ci réinvente la « vie de château » en proposant une expérience gastronomique hors-normes et moderne. Autrefois réservé à l’élite, le caviar se déguste désormais décontracté, habile et frivole : pomme de terre au caviar avec beurre d'algue, fumée au bois de hêtre et crème aigrelette,… Le chef Nippo-Coréen Jay Wook Hur œuvre dans ce restaurant repris par une famille qui élève, depuis plusieurs générations, son caviar en Bulgarie du sud, vers Khardjali. Et pour un ultime raffinement, le rouge Boutary s’invite sur la façade du 6ème arrondissement, dans le décor intimiste signé Ann Grim, sur les boites de caviar à acheter sur place, et même pour certaines sauces qui accompagnent les mets délicatement gourmands.