Une journée à Paris par Esprit de France #21

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Hôtel Brighton
hôtel Brighton de la collection Esprit de France

Paris, creuset multiculturel

Rive droite, une exposition-hommage est présentée dans l’espace même où Azzedine Alaïa, le grand couturier franco-tunisien organisait ses défilés. Elle rassemble une quarantaine de robes de haute couture qui retracent toute sa carrière en témoignant de l’approche sculpturale de ce grand créateur atypique, disparu le 18 novembre dernier. Ultime héritier d’une tradition qui remonte à Madeleine Vionnet et à Balenciaga, Alaïa poursuivait le rêve d’une beauté tout à la fois moderne et intemporelle, ancrée dans son temps et reflétant un sentiment classique de la forme. De la robe courte et zippée en jersey stretch de 1981, son premier grand succès, aux robes longues jouant des plis et de la mousseline de la saison dernière, son style demeure unique. Il s’attache toujours à exalter les courbes du corps féminin, mettant en valeur la taille, éliminant tout effet statique par un élan continu des formes et par une recherche prodigieuse sans cesse recommencée. En sortant de l’exposition, immédiatement sur votre droite, prenez le temps de goûter les délicieuses créations d’Aleph qui revisitent avec raffinement la pâtisserie orientale.

Rive gauche, après la Tour Eiffel, vous serez intrigué par les cinq bulbes dorés qui couronnent le dernier édifice construit le long de la Seine : il s’agit de la nouvelle église orthodoxe de Paris. Très élégante avec ses parois extérieures d’un blanc nacré et l’or mat de ses bulbes évasés, elle crée un fort sentiment de dépaysement à l’intérieur même de la capitale. A quelques pas de là, cette sensation de dépaysement se retrouve amplifié par la visite de la nouvelle exposition du musée du Quai Branly, La Peinture des Lointains. 

Exposition Quai Branly par Esprit de France

Près de deux cents œuvres du XVIIIe au XXe siècle, soit la pleine expansion coloniale, provenant de la collection du musée, révèlent le regard porté par l’Occident sur les peuples, sociétés et territoires plus ou moins lointains. C’est un véritable miroir de l’histoire artistique et politique puisque nous pouvons y distinguer les évolutions de ce regard occidental : de l’orient rêvé par les orientalistes à l’exotisme maîtrisé de la vie quotidienne du Caire dépeinte par Emile Bernard, sans oublier les dessins de Matisse ou Gauguin à Tahiti pour lesquels il s’agissait de traiter de problématiques plus picturales que sociales. Au sortir de l’exposition qui interroge avec justesse le visiteur sur l’ailleurs, peut-être voudrez-vous continuer par une autre exposition consacrée aux civilisation qui se sont épanouies dans le nord du Pérou avant l’arrivée des Incas, à moins que vous ne préfériez diner aux Ombres, un restaurant qui fait rimer gastronomie et vue panoramique. En effet, ce havre de paix, situé au cœur du jardin du musée et totalement vitré, offre une vue exceptionnelle sur la Tour Eiffel et la qualité de sa cuisine, due au chef Frédéric Claudel, se révèle inventive et raffinée. Il vous reste bien des découvertes à faire au Quai Branly