David Hockney, une œuvre rafraichissante et tonique au cœur de l’été

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Hôtel de la Place du Louvre
hotel de la Place du Louvre de la collection Esprit de France

Le Centre Pompidou nous offre un moment de pur bonheur visuel

« Il m’a fallu deux semaines pour peindre un plongeon de 2 secondes » aimait déclarer David Hockney à propos de son œuvre a Bigger Splash, sans aucun doute la plus emblématique, avec un premier plan de plongeoir et piscine californienne se détachant devant une maison moderniste rose et deux palmiers stylisés. L’écume qui s’élève de la surface de l’eau porte la trace d’un récent plongeon et anime de manière presque métaphysique la chaleur caniculaire dont semble empreinte cette vision de la Californie. Ce tableau qui fait partie d’une série de « pool paintings » (peintures de piscines) peinte au milieu des années soixante, véhicule, non seulement un style très « pop », mais aussi le fantasme d’une Californie hédoniste et sexuellement tolérante à laquelle on a très souvent par la suite, associé l’artiste.

La large rétrospective de ce dernier, que présente aujourd’hui le Centre Pompidou, alors que le peintre célèbre ses 80 ans, propose un panorama complet de son travail qui est loin de se limiter aux œuvres californiennes qui ont marqué ses débuts. Elle révèle que, si David Hockney a su créer des images qui témoignent de notre époque et font désormais partie de notre inconscient collectif, il a toute sa vie cherché à concilier l’héritage de Picasso et de Matisse, et de l’Abstraction avec la Figuration. En outre, il n’a cessé de renouveler ses techniques picturales, allant même récemment jusqu’à utiliser l’i-pad pour une maîtrise du dessin réalisé à même l’écran de la tablette. Tout en restant dans les domaines qui sont propres à la peinture, David Hockney a su réinventer son style et produire « un art d’équilibre, de pureté, de tranquillité » (Matisse) en donnant toujours la sensation d’une spontanéité gaie et facile.

Au sortir de cette exposition qui s’offre comme un moment de pur bonheur visuel, vous vous attablerez peut-être au restaurant du Musée, le « Georges » (en hommage à Georges Pompidou, le président français qui fit construire le Centre portant son nom) qui offre une vue unique sur Paris ou peut-être suivrez-vous la Seine jusqu’à la Tour Eiffel pour goûter un instant de tranquillité dans un restaurant français traditionnel de qualité, La Fontaine de Mars, où Barack Obama fit le buzz lorsqu’il y dina en 2009.